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    Ce sont toujours les enfants qui viennent sauver l’honneur des adultes – et la part d’enfance en nous, intacte, miraculeusement préservée, qui permet au soulèvement de la vie de faire face, et de renverser l’inéluctable...
    L’honneur de la vieillesse c’est l’enfance. Et c’est le déshonneur des adultes que d’entendre l’enfance lui renvoyer, à son propre mutisme, le dernier écho du pouvoir féodal dont s’est nourri le pouvoir bourgeois : son sens de l’honneur. L’honneur c’est la noblesse du monde. Cette part du vivant qui nous manque si fort, à nous autres Européens, pour reconstituer le gâteau d’anniversaire de nos siècles d’apogée révolue. L’honneur ne se sacrifie jamais, on lui sacrifie tout, jusqu’à la vie elle-même.
    Il n’y a pas d’autre alternative : ou bien nous vivrons déshonorés, frileusement repliés, en attendant la mort. Ou bien nous réinventerons la noblesse – qui est l’apanage sacré des enfants.

    Bréviaire pour une jeunesse déracinée de Jean-Edern Hallier

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    “J’appris à m’intéresser à tous ces mythomanes de la culture gratuite que rassemble les bibliothèques municipales : ils étaient pareil à ceux que j’avais pu connaître en province, autrefois, et formaient bien, en effet, la province de Pari, cette province formée instruite par les instituteurs, illuminée par la naïve idée du progrès et qui épelle l’histoire de la civilisation humaine de Zola et de Romain Rolland. Autour de ce tapis vert, pareil aux tapis des casinos, où montent des rêves ingénus et parfois dangereux, se perpétue cette race qui ne sait lire que depuis Jule Ferry et qui se lève, à cinq heures, des yeux pâles et myopes sur la pendule, règle sa montre, et, songeant toujours à la République et au Peuple, va rejoindre au café les compagnons des parties de cartes, ou à la maison la femme acariâtre et fidèle.”

    Robert Brasillach

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  • Quand une femme est la douceur et le trouble, l’amusement et la gravité, la nouveauté et la mémoire, le voyage et la demeure, quand, du plus loin elle s’approche, une vague monte en vous, survolée d’oiseaux muets, quand le grain du moindre endroit de sa peau se lit comme un chant grand ouvert au-dessus d’un piano, quand ses yeux se plissent, n’osant pas tout à fait sourire, quand ses cheveux d’un seul mouvement balaient les jours et les jours passés à l’attendre, quand aux cotés de son cou quatre jugulaires battent une mesure effrénée, quand la nuit et l’ennui et le froid tombent à l’instant sur le reste de la Terre, quand à l’oreille déjà résonne le petit mot futur du bonheur, viens, quel homme digne de son nom refuse ce miracle et choisit de fuir en invoquant l’inconfort d’aimer.

    Erik Orsenna

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  • La loi morale a été inventé par l'humanité pour priver les puissants de leurs droits en faveur des faibles. La loi de l'histoire la dément à chaque instant. Il n'y a aucun critère absolu permettant de démontrer qu'une loi morale est bonne ou mauvaise. Ce n'est pas parce qu'un homme aura trouvé la mort dans un duel que ses opinion seront taxées d'erreurs. Sa présence même dans une telle épreuve atteste une vision nouvelle et plus vaste. Le fait que les protagonistes acceptent de renoncer à une querelle qui leur apparaît comme une vétille qu'elle est vraiment et de saisir directement le tribunal de l'absolu historique montre clairement le peu de poids des opinions et l'importance autrement décisive des divergences qui les séparent. Car si la querelle est assurément banale il n'en va pas de même des volontés de l'homme est d'un pouvoir pratiquement infini mais le savoir de l'homme reste imparfait et aussi haut qu'il place ses propres jugements il doit en dernier ressort les soumettre à une instance suprême. Là plus d'artifices. Là les considérations d'équité et de rectitude et de droit moral sont nulles et non avenues et les vues des parties sont traités avec dédain. Les arrêts de vie et de mort, qui décident de ce qui sera et ne sera pas, ne s'embarrassent pas de questions de droit. Dans les choix de cette importance tous les autres sont contenus, moraux, spirituels, matériels.

     

    "Méridien de sang" Cormac McCarthy

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    "Les peuples qui ont la faculté de se glisser comme des parasites dans l'humanité, afin de faire travailler les autres pour eux sous différents prétextes, peuvent former des États sans que le moindre territoire délimité leur soit propre. C'est le cas surtout pour le peuple dont le parasitisme fait souffrir toute l'humanité : le peuple juif.
    L’État juif ne fut jamais délimité dans l'espace ; répandu sans limites dans l'univers, il comprend cependant exclusivement les membres d'une même race. C'est pour cela que ce peuple a formé partout un État dans l’État. C'est l'un des tours de passe-passe les plus ingénieux au monde que d'avoir fait naviguer cet État sous l'étiquette de « religion », et de lui assurer ainsi la tolérance que l'Aryen est toujours prêt à accorder à la croyance religieuse. En réalité, la religion de Moïse n'est rien d autre que la doctrine de la conservation de la race juive. C'est pour cela qu'elle embrasse aussi presque tout le domaine des sciences sociales, politiques et économiques qui peuvent s'y rapporter.
    L'instinct de conservation de l'espèce est la première cause de la formation de communautés humaines.
    De ce fait, l’État est un organisme racial et non une organisation économique, différence qui est aussi grande qu elle reste incompréhensible surtout pour les soi-disant « hommes d’État » contemporains."

    "Mon Combat"

     

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