• Nuits de hantise

     

    Nuits de hantise, où regorgeant de créations je ne voyais rien que ses yeux et dans ce regard, montant comme des lacs de lave bouillonnante, des fantômes s'exhalaient en surface, se fanaient, s'évanouissaient, réapparaissaient, traînant avec eux l'effroi, l'appréhension, la peur, le mystère. Image fugitive et toujours poursuivie, fleur secrète dont les plus fins limiers ne pouvaient déceler le parfum. Et derrière ces fantômes, glissant un œil parmi les broussailles de la jungle, se dissimulait une créature enfantine, diminutive. Elle faisait mine de s'offrir, lascivement. Et puis venaient le plongeon de cygne, au ralenti, comme dans les films, et les flocons neigeux retombant en rafales avec le corps, et des fantômes, des fantômes encore, les yeux qui redevenaient des yeux, lignite en flammes, puis braises qui couvent, puis doux comme des fleurs, et les narines, la bouche, les joues, les oreilles, émergeant des ténèbres du chaos, lourds comme des lunes, un masque qui se déployait, une chair qui prenait forme, un visage, des traits.

    "Sexus" Henry Millet

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