• Ses prunelles ...

     

    Tengo tourna alors les yeux vers Aomamé, assise à côté. Ce n'était plus la fillette de dix ans, maigrelette, qui semblait mal nourrie, les cheveu sommairement coupé par sa mère, avec des vêtements qui n'étaient pas à sa taille. Et cependant, il sut en un seul regard que c'était  bien Aomamé. Ce ne pouvait être personne d'autre. Ses prunelles extraordinairement expressives n’avaient pas changé tout au long de ces vingt années. Il y avait de la vigueur en elles, une totale innocence et une transparence absolue. Des yeux chargés de conviction, pleins d'un désir ardent. Des yeux qui savaient parfaitement ce qu'ils devaient voir et qui ne laisseraient personne les en empêcher. Ces yeux plongeaient droit das les siens. Ils plongeaient dans son coeur.

    "1Q84" Haruki Murakami

     

    « ÜberschallI-Human - Fatalism »
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