Mais le triomphe, le rêve de cette étrange et repoussante personnalité, c'est l'armistice, on est alors assez en paix pour n'avoir à redouter ni corde, ni balles, on est encore assez en guerre pour pouvoir exercer son honnête métier.
Aussi que de profits !
D’abord il y a les réquisitions, qui rapportent quoique l'on soit obligé de céder la plus grosse part, mais on se rattrape avec le soldat, il est bête le soldat, il donne pour un florin ce qui en vaut cent.
Puis, pour les gens industrieux, il y a encore d'autres ressources.
Nous avons, dans l'ouest de la France, aux environs du Mans, pu constater par nous-mêmes, que les juifs, que l'armée allemande traînait à sa suite, louaient à la journée des soldats prussiens et se faisaient accompagner par eux dans les villages.
Frappant à une maison, les juifs exhibaient un parchemin crasseux revêtu de timbres plus ou moins authentiques. La traduction de ce papier, on la devine, un mot suffit à la rendre : réquisition. Comment le paysan aurait-il pu résister, les soldats étaient là comme une preuve menaçante. Ils livraient leurs bestiaux que l'on allait vendre
Mais je vois poindre une inquiétude dans l'esprit de mes lecteurs. La Juiverie financière s'enrichit avec l'emprunt.
Morgan, le Juif anglais, Merton, qui devait finir tragiquement, lui aussi, est chargé d'une mission confidentielle, le Juif Esquires trône à la préfecture de Marseille et par une réminiscence, sans doute, de son livre « les Vierges folles », se fait, pour consentir à s'en aller, allouer une forte indemnité sur les fonds de la police des moeurs.
Les Juifs allemands dépouillent nos morts et rançonnent nos paysans, tout est pour le mieux, mais que deviennent pendant ce temps les petits Juifs restés dans Paris ?
Rassurez-vous, ils se tirent fort bien d'affaire. On refuse du travail à des industriels qui ont cinq ou six cents ouvriers à faire vivre, on en accorde à toutes les filles d'Israël. Les dépositions faites devant la commission des marché pour
l' armement de la garde nationale sont édifiantes sur ce point. Citons seulement quelques lignes de la déposition de M. Berthe.
On n'en finirait pas, dit M. Berthe, si l'on cherchait à énumérer tout ce qui s'est fait pendant le siège. Longtemps j'ai vendu à un concierge de la rue Grenier Saint Lazare chaque jour 4 ou 500 francs de marchandise qu'il allait porter à l'Hôtel de Ville, il complétait le fourniment et allait le livrer.
Dans la même maison, une demoiselle de dix-huit à dix-neuf ans, Israélite, belle- fille, marchande de bons dieux (1), avait su se faire ouvrir les portes de l'Hôtel de Ville et trouver moyen de livrer tous les jours 3 à 400 francs de marchandises.
Et moi, je n'ai jamais pu obtenir un marché ! Cette jeune fille passait devant moi, à l'Hôtel de Ville, comme en me narguant. Elle entrait de suite et il me fallait attendre des heures j'avais trois ou quatre cents ouvriers à la maison !
J'ai remarqué que les juifs luttaient avec les fournisseurs comme nombre tout au moins. La plupart des marchés étaient donnés à ces gens-là, ils sont plus liants, plus patients que nous, ils savent faire ce qu'il faut, ils font le nécessaire.
La demoiselle dont je parlais, me disait-on, ne veut payer que cela... ce sera mauvais ! tant pis
J'avoue que nous avons ainsi fourni nous-mêmes de mauvaises marchandises.
Il y avait des juifs et des juives bien intrigants qui obtenaient ce que nous ne pouvions pas obtenir. Pour y arriver, il aurait fallu donner pourboires, déjeuners, dîners, et toutes choses qui ne m'allaient pas.
L'armistice signé, le Juif redevint marchand et peu s'en fallut qu'il ne réussit à empêcher le ravitaillement de Paris, installés à Versailles, les Juifs achetaient à vil prix tout ce qui se présentait sur le marché et le revendaient à des taux exorbitants aux commerçants parisiens. L'ancien Gaulois a tracé un croquis juste de ce monde singulier qui se traînait sur les pas du vainqueur.
Dans les rues, dit-il, circulent les soldats de toutes armes raides et silencieux. Bruyants, au contraire, sont les juifs allemands qui ont suivi l'armée exerçant leur petit commerce avec l'obstination et l'esprit de suite qui caractérisent la race judaïque. Ces pittoresques échantillons de l'Allemagne commerçante crient en mauvais français leurs marchandises sur le ton le plus aigu, ils paraissent surtout bien fournis de tabac, à en juger par leur cri perpétuel : « Tabac à fumer et à priser à deux orants la livre ! »
Il y en a un notamment dont les intonations sont très comiques, elles nous rappellent par certains côtés la voix de notre confrère Wolff.
Bismarck, en voyant arriver Jules Favre à Versailles, avait sifflé l'hallali. La Juiverie cosmopolite, qui avait inspiré, commandité, mené, prolongé la guerre, devait figurer dans le triomphe, elle entra à Paris derrière les cuirassiers blancs. Un écrivain, que je ne connais pas, mais qui sait peindre, M. René de Lagrange, a fixé cette scène avec un accent de vérité incroyable, dans une étude publiée dans un coin du supplément du Figaro et qui, je l'affirme aux historiens futurs, est une des rares pages exactes qu'on ait écrites sur les événements de 1870-1871.
E. Drumont - La France juive, Tome I (extrait 78)
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(1) Presque tous les marchands d'objets de sainteté et d'ornements d'église sont juifs, ce qui leur permet à la fois le réaliser de jolis bénéfices avec une clientèle qui paie régulièrement, et d'espionner ce qui se passe dans le monde ecclésiastique. Tous les procès scandaleux dans lesquels des prêtres ont été mêlés ont été organisés de cette manière, grâce à un mot surpris, à un piège tendu. La façon d'agir du parti catholique en France, sa candeur, son absence de toute précaution seront un éternel sujet d'émerveillement pour l’avenir.
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