Cruella un certain regard ... tendresse et cruauté à travers la littérature et + encore
"l'individu autonome" est une fabrication de la société. Lorsque ces sociétés contemporaines font la promotion de l'"autonomie de l'individu", elles disqualifient implicitement les processus de régulation sociale hétéronomiques, ceux qui venaient "d'en...
Nous aurons peut-être la surprise, (si les blancs existent encore) de reconnaître dans quelques années que tous nos cancers, néo-formations gangreneuses, sociales et même chirurgicales procédaient toutes de la même origine, du même vice génétique : la...
Dans cette vidéo ressortie des archives et jamais mise en ligne, Jade Allègre explique de façon accessible à tous l'utilisation et les bienfaits de l'argile au quotidien, pour toute la famille. Elle a principalement été conçue pour partager les trésors...
Juan Branco, avocat, activiste, politique? Difficile de coller une étiquette définitive sur l'homme de 33 ans, qui a décidé de s'ériger face à Cyril Hanouna. Entre combats et polémiques, il essaie de s'attaquer au système en place depuis de nombreuses...
Valses d’antan, minces fluettesRythmes bercés aux jardins d’autrefois...Cloches d’antan, minces, fluettes.Fuite d’échos qu’en mon âme je vois... Choses d’antan subtilisées :Chambre déserte où se fane un parfum...Choses d’amour éternisées :Fleur de baiser...
La dictature des larves est la plus étouffante, la plus soupçonneuse de toutes. Du moment où elles gouvernent tout peut se violer, s'engluer, se travestir, se trafiquer, se détruire, se prostituer... N'importe quelle croulante charognerie peut devenir...
Dans l'océan dit ciel d'avril, gonflant leurs voiles, Les nuages, pareils à de légers bateaux, Naviguent, éclatants, vers des îles d'étoiles, Avec la majesté des cygnes sur les eaux. Ils voguent, sans troubler d'un remous l'onde bleue; Leur marche est...
C'est ça la conjuration primitive. C'est dans notre code génétique. Depuis le début de l'humanité. Tous les experts ne sont pas d'accord, mais il y a eu des recherches à ce sujet. Notre propension à être violents et à nous adapter grâce à la violence...
À Rodolphe Darzens. L'ennui descend sur moi comme un brouillard d'automne Que le soir épaissit de moment en moment, Un ennui lourd, accru mystérieusement, Qui m'opprime de nuit épaisse et monotone. Pourtant nul glorieux amour ne m'a blessé, Et c'est sans...
La sueur faisait couler son mascara. D’un seul coup ses yeux se sont rétrécis. J’étais assis au bord du lit. Elle fut sur moi avant que j’ai pu faire un geste. Sa bouche grande ouverte couvrait la mienne. Ca sentait la salive et les oignons et la vinasse...
Ils refont l'histoire de la France pour prouver que la France s'est toujours servie de la justice et de l'honneur, au lieu de les servir, qu'elle n'est devenue grande que grâce aux combinaisons astucieuses des politiques sans conscience dont le seul souvenir...
"J'étais sincère. Je m'étais depuis longtemps accoutumée à la perspective d'une vie solitaire. Être pauvre, laide et, de surcroît, intelligente, condamne, dans nos sociétés, à des parcours sombres et désabusés auxquels il vaut mieux s'habituer de bonne...
Ce qui est, à mon sens, pure miséricorde en ce monde, c'est l'incapacité de l'esprit humain à mettre en corrélation tout ce qu'il renferme. Nous vivons sur une île de placide ignorance, au sein des noirs océans de l'infini, et nous n'avons pas été destinés...
Le bouquet de tes rêves La nuit le met en mes mains Il suffit de mes lèvres Pour briser tes songes Tu es fleuve je suis rive Je te serre et tu fuis Et voici le calme coude De ton sommeil en mes bras Je tiens dans ma nuit La brassée de la tienne Tu es...
Je m'excuse de remuer ces cendres. Elles sont déjà si froides qu’on ne pourrait se coucher dessus sans mourir. Notre génération n'a pas été gâtée de splendeur, non! Le champ de nos fidélités temporelles se rétrécissait à mesure, pour n'être plus qu'un...
Je parle des imbéciles, non des idiots, des crétins ou des fous. L'univers du crétin, de l'idiot ou du fou est une création hagarde, où la vérité peut se trouver par hasard. Elle ne se trouve jamais dans l'univers de l'imbécile qui, par contre, le premier...
Dans la nuit, il y a les étoiles et le mouvement ténébreux de la mer, des fleuves, des forêts, des villes, des herbes, des poumons de millions et millions d'êtres. Dans la nuit, il y a les merveilles du monde. Dans la nuit, il n'y a pas d'anges gardiens...
"Les mots du silence sont des mots très rares qu'on ne trouve dans aucun livre, qui restent longtemps coincés dans la poitrine, qui se glissent parfois jusque dans la gorge mais n'arrivent pas jusqu'à la bouche. Les mots du silence ne sont pas faits pour...
Ah! les vains regrets de ma terre, M'ont révélé tous leurs secrets ! Je suis, en tout lieu, solitaire, Peu m'importe où je dois errer... Portant mon sac, je rentre encore Du marché le long des bâtisses, Vers une maison qui m'ignore Comme une caserne,...
“Le matin gris n’apporterait pas la paix. Il devait venir cependant, comme chaque jour, avec son aube aigre, son froid mouillé, ses nuages déchiquetés au-dessus de l’orient, avec son soleil invisible à Paris et ses pas résonnants dans les rues désertes....
Telle qu'était Diane, alors qu'imprudemmentL'infortuné chasseur la voyait toute nue,Telle dedans un bain Clorinde s'est tenue,N'ayant le corps vêtu que d'un moite élément. Quelque dieu dans ces eaux caché secrètementA vu tous les appas dont la belle est...
Les mots ne pouvaient nous habiller, la langue n'étant pas un vêtement, aurait-elle pu ajouter; elle dénude, au contraire, elle sépare plus qu'elle unit, elle isole, elle est un ensauvagement que rien ne rend acceptable, pas même la littérature, laquelle...
Je ne dis pas : Il est trop tard,Nous avons laissé se mourir la terre,Elle ne portera plusLes fruits de la lumièreEt ses graines de vie.Je dis : Le ciel demeureOuvert au soleil, aux étoiles,Tous les arbres n’ont pas péri,Les feux brûlent aussi de joie....
Quand le soir tombe sur cette terre tropicale qui connaît à peine l'homme, sans passé, sans souvenirs, et pourtant si pauvre sous l’inébranlable soleil, usée jusqu'à l'os, jusqu'à son squelette de fer, par ses végétations dérisoires, inutiles, d'arbres...
"Peut-être que les morts sont toujours comme des noyés. On croit les ensevelir dans le flot quotidien des joies et des peines ordinaires, des millions d'autres choses à penser ou à faire, et la moindre tempête d'insomnie les ramène au rivage au milieu...