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    En un temps endormi, un temps comme un gant
    sur un  tambour.
    Les trois qui luttent en moi nous sommes restés
    sur le mobile point fixe et nous ne sommes ni un est
    ni un j'y suis.
    Il y a longtemps mes yeux ont cherché refuge dans
    les choses humiliées, désemparées,
    mais dans l'amitié de mes yeux,
    j'ai vu, j'ai vu et n'ai pas approuvé.

    "L'enfer musical" Alejandra Pizarnik

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    Pour que les mots ne suffisent pas, une mort dans
    le coeur est nécessaire.
    La lumière du langage me couvre comme une musique,
    Image mordue par les chiens de la peine, et
    l'hiver  grimpe sur moi l'amoureuse plante du mur.
    Quand j'espère cesser d'espérer, survient ta chute
    au-dedans de moi. Je ne suis rien qu'un dedans.

    "L'enfer musical" Alejandra Pizarnik

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    Le mot qui guérit

    Dons l'espoir qu'un monde soit exhumé par le langage
    quelqu'un chante le lieu où se forme le silence.
    Ensuite il découvrira que ce n'est pas parce qu'elle
    montre sa fureur que la mer existe, le monde non
    plus. C'est pourquoi chaque mot dit ce qu'il dit et en
    outre, plus, et autre chose.

    "L'enfer musical" Alejandra Pizarnik

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    Comme le sable d'un sablier la musique tombe dans la musique.
    Je suis triste dans la nuit aux crocs du loup.
    La musique tombe dans la musique comme ma voix dans les voix.

    "L'enfer musical" Alejandra Pizarnik

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    Il fallait écrire sans pourquoi, sans pour qui.
    Le corps se souvient d'un amour comme allumer la lampe.
    Puisque le silence est tentation et promesse.

    "L'enfer musical" Alejandra Pizarnik

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